Ecologia Island
Demain, on marque la mémoire de Tchernobyl ( et sa toujours actualité, il va sans dire) sur Ecologia Island.
Demain, on marque la mémoire de Tchernobyl ( et sa toujours actualité, il va sans dire) sur Ecologia Island.
A voyage improbable, rencontre improbable. En passant sur Vari, j’ai croisé ce célèbre personnage occupé, m’a-t-il dit, à faire l’exploration de Second Life à pieds. Je ne lui ai pas demandé s’il le faisait pour commémorer la marche du sel des années trente, j’ai pas eu le temps, l’ayant perdu de vue au bout de quelques centaines de mètres. En tous les cas je peux en attester, le Gandhi virtuel a une bonne foulée !
Le 15 janvier, l’inauguration de la nouvelle Bibliothèque francophone a constitué un événement très consensuel. Le rêve sans doute pour un organisateur. Si vous désiriez rencontrer un avatar de la mouvance francophone il ou elle était là. Une belle concentration autour de la culture, ça c’est un défit ! De là à dire également que le monde est petit, oui, SL est un gros village, disons une ville moyenne, mais dispersée sur un territoire immense. Et il paraît bien normal que ceux qui l’animent voient leurs efforts reconnus et appréciés .
Au cours d’un entretien avec lui, j’aurai appris que le deus ex machina de cette réalisation s’appelle Hugobiwan Zolnir, avec la complicité de Coulaut Menges et qu’il a une grosse énergie et de l’ambition. Cependant, une bonne photo valant mieux qu’un long discours, celle-ci présente bien l’ensemble du projet ainsi que les différents décideurs et intervenants.
Mais, au souvenir que je disais à Hugobiwan vouloir simplement faire un petit rajout à mon billet précédent, je ne devais pas véritablement me rendre compte de l’ampleur de la tâche. D’où une certain retard à l’allumage. On peut dire tellement de choses et sous tellement d’angles sur la bibliothèque que je n’ai pas la prétention de faire le tour du sujet ici. Mais j’y suis sensible pour m’être déjà posé la question d’une semblable démarche dans Second Life, sans vraiment trouver une réponse qui me satisfasse jusqu’à présent. C’est donc un regard personnel mais curieux que je me permets de porter ici.
C’est dans le cadre étonnant de l’amphi créé par Frao Ra (et adopté dans l’enthousiasme après présentation d’une maquette), qu’ont débuté les festivités avec la projection de la video de Nout Eales sur son voyage à pieds à Jérusalem. La projection a reçu un excellent accueil, même si tous n’avaient pas pris la projection au même moment.
Quand on connaît les réalisations de Frao, on est moins surpris, mais cet amphi en jette et semble très approprié pour rentrer dans le cadre général du projet qui promet d’accueillir gracieusement d’autres manifestations telles des conférences.
L’expo ou la performance de Mariaka Nishi, “Les Anges aussi Rêvent”, établie dans un complexe modulaire mis au point par XaNaDu Watkin, architecte de l’ensemble de la bibliothèque, prenait une toute autre dimension que ce que l’on peut voir à Tournicoton. L’introduction de superpositions et d’objets 3D donnant un caractère à la fois plus ludique et plus onirique à l’ensemble. L’idée de naviguer “dans” l’oeuvre me semble plus en accord avec l’esprit de SL que les traditionnels accrochages. Il faut bien évidemment que la qualité suive, mais dans l’ensemble on était plutôt bien servis.
J’aime beaucoup le bâtiment de XaNaDu Watkin. Il y a un mélange de futurisme et de classisme assez étonnant que permet la physique Slienne. Mais il n’était pas évident d’apporter cette touche de poésie qui séduit lorsque l’on visite notamment les niveaux supérieurs avec ses découpes sur le vide, ses terrasses arborées et aussi l’utilisation du blanc tout comme des décrochages au niveau vertical. La nécessité d’une certaine sérénité associée à la lecture devrait satisfaire les lecteurs. Un petit côté préraphaélite également qui n’est pas désagréable, ou alors une évocation de la Grèce dans ce qu’elle recèle comme arrières-cours intimistes…
N’ayant pu rester toute la soirée, je ferai un tour rapide et en images des différentes propositions qui étaient offertes sur les niveaux dont certains porteurs de noms prestigieux, tels ceux de Hugo, Char, Jarry (et Gutemberg). On ratisse large, c’est plutôt bon signe. L’invitation à participer est manifeste. Sans doute la caractéristique la plus remarquable de cette réalisation, qui me fait penser à la fois à Ivory Tower et aux Nonprofit commons, la french touch en plus, semble justement cette volonté d’étendre la participation au plus grand nombre, sans considération financière à priori et sans s’arrêter aux barrières linguistiques. Le responsable de la zone pédagogique de l’université de Virginie a, par exemple, déjà visité l’ouvrage.
En conclusion, une invitation à y aller pour ceux, bien peu nombreux, qui liront ce papier et n’auraient pas encore visité ce nouveau haut-lieu d’expérimentation et de convivialité dans Second Life.
PS : voir également l’article sur “En Direct de Second Life“.
PS2 :ne pas oublier “La Fin de Satan” de Victor Hugo, merci
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En ce début d’année, pourquoi ne pas se faire un petit plaisir (ou trouver des petits cadeaux pas bêtes) en allant rendre visite à Second Life Left Unity, sur Gaori… je dois bien reconnaître, c’est la première fois que je laisse quelques dollars pour des freebies. Mais ceux-ci sont vraiment sympas.
70.000 personnes par jour en moyenne les deux derniers mois sur Second Life. Ca peut paraître beaucoup. Mais, au regard du nombre d’abonnements et de la quantité de commerces et autres boîtes de nuit, c’est peu. Il en faudrait cinq à dix fois plus pour qu’une grande partie de SL n’ait pas l’air d’un désert. Plus le temps passe et plus je me demande si ce type de concept virtuel n’a pas les mêmes limitations qu’un bon jeu vidéo. Qui passe encore son temps sur Myst ? Si pour le printemps on parvient à 100 ou 200.000 présences par jour, c’est que je me trompe. Ce serait tant mieux.
En attendant de voir, j’invite tous les noctambules à aller jeter un oeil sur le SLObserver qui annonce une soirée ultra festive le 5 janvier.
Difficile, lorsqu’on est affilié à Commenwealth, de résister à une invitation de Vivienne Cassavetes pour une petite séance de taï chi. Il faut dire qu’elle est l’un des plus beaux avatars que j’aie jamais rencontrés sur Second Life. Toute philosophie mise à part, et même compte tenu de la convivialité, je n’affirmerai pas que le taï chi virtuel est vraiment bénéfique. Mais bon, l’important c’est de participer.
Séances à 12 heures PST sur Commenwealth. L’endroit est plutôt sympa et l’ambiance excellente. Je vais y retourner, des fois que Vivienne aurait changé de tenue. Du goût et des convictions serait-on tenté de dire. D’ailleurs, c’est dit.
Gagné !
Je regrette de ne pouvoir participer à la manifestation pour la paix sur Commonwealth. On ne peut pas être partout. Mais j’essaierai de faire un petit compte rendu plus tard. Allez-y de ma part, comme disait l’autre. Ce n’est sans doute pas du temps perdu.
En fin de comptes, j’ai pu être présent lors du rassemblement sur Reuters. Bon, ce n’était pas la grande foule. Disons trente personnes, mais bien décidées. Une vraie manif contre la guerre en Irak et contre une intervention militaire en Iran (contre la politique de G2W Bush pour résumer). Ne pas s’imaginer, cependant, qu’il n’y avait aucune opposition. Tout le monde n’était pas d’accord notamment concernant le capitalisme et ses bienfaits. Enfin, vu l’absence de forces de l’ordre, le rassemblement s’est dispersé de lui-même et s’est retrouvé sur Commonwealth pour finir en party.
Reconstitution d’un camp au Darfour sur la sim Elyseum, appartenant à la Société ConceptSL de Yogi Hulschinsky. Le builder de cette réalisation très convaincante est David Ducasse et l’organisation est assurée par Jil Dagostino et son équipe. Je n’ai appris cette initiative qu’aujourd’hui. Or, il s’agit du dernier jour. Donc, pour mémoire. Il est possible de visiter encore les différentes réalisations jusqu’à ce soir (infos, école, artisanat).
Attirer l’attention sur cette région du monde n’est pas une tâche facile. Pourtant, bien que ce ne soit pas l’endroit martyrisé dont on parle le moins, c’est bien loin de suffire. Espérons que cet appel aura un réel retentissement.
Vente aux enchères au profit de la Croix Rouge des pompiers californiens (approximativement), hier, à la réplique du musée Guggenheim. C’est la première fois que j’ai le plaisir et l’avantage de participer (en auditeur libre) à une vente de charité sur Second Life. Public de qualité et ambiance digne de l’Hôtel Drouot dans ce cadre prestigieux. Malheureusement, j’ai du quitter au cinquième lot pour raisons personnelles et donc rater les plus belles enchères.
Les premieres créations mises en vente sont parties pour 2 ou 3000 L$ ce qui est, somme toute, plus que raisonnable. Mais les choses étaient bien faites en dépit d’une assistance visiblement motivée mais pas très fournie (il restait des chaises). Un commissaire priseur jeune et dynamique, des artistes connus (dont je tairai le nom par par discrétion vu le caractère philantropique de l’affaire) on a senti que certains se prenaient vraiment au jeu. Et quand on veut quelque chose, il faut savoir surenchérir. Je crains cependant avoir été le seul à représenter la communauté francophone… sans grande gloire hélas, n’ayant rien acquis.
En espérant disposer de plus de temps la prochaine fois… Les ventes aux enchères, ça ne procure pas les émotions de la roulette ou du poker, encore que, mais c’est bien plus exaltant d’un point de vue moral.
The “Hammerer” en pleine action. Un vrai professionnel autant que j’ai pu en juger.
Vouloir décrire la diversité des goûts et des couleurs en matière de sexe notamment, sur SL, apparaissait comme intéressant il y a encore quelques mois ; vaste sujet. Mais après la notification de Linden du 31 mai dernier, on senti que le temps n’était plus à faire de l’exploration d’ethnologue, mais bien à se poser des questions plus embarrassantes et urgentes que de savoir ce qui pouvait pousser des humains, sous forme d’avatar, à jouir de leur (parfois) curieuse imagination.
Entre deux profondes réflexions, je suis allé presque au hasard faire une petite visite dans une des galeries de Zena Zemlja, histoire de voir comment elle passait du fantasme à l’art. Il était évident que pour figurer sur une liste officielle, elle devait rester dans certains clous. C’est le cas. Il y a de belle photos et c’est très soft. Il faudra que j’ailler voir ses autres points d’expo et surtout la rencontrer. Je ne parle pas le serbe et j’ignore si elle a un rapport avec ce que l’on trouve sur le net.
Ceci dit, l’appel de Linden à la dénonciation (certains diront délation) en cas d’atteinte aux bonnes moeurs constatée par n’importe quel résidant, s’il ne semble pas avoir suscité de réactions de masse, ce qui serait étonnant sur SL, est vraiment en mesure de changer profondément la fréquentation de Second Life. Certains ont fait remarquer qu’appliquer les mêmes règles, les mêmes censures et les mêmes codes de moralité et de comportement rendrait Second Life identique à la RL. Non, ça risque de la rendre beaucoup moins intéressante.
Je ne défends rien au niveau des moeurs. Et si j’avais des perversions, je ne viendrais pas dans un monde virtuel. Mais la question de censurer et de dénoncer des avatars menacés de se voir bannis comporte des conséquences sans limites. Beaucoup moins de limites sans doute que dans la vie réelle. Que va-t-il rester au bout du compte, après la disparition des jeux, une cour de récré de primaire ?
Pour se faire une opinion, on peut, pour le moment, retirer une note à cette borne. C’est bien argumenté mais je n’ai pas trouvé le groupe auquel il était fait référence “I am for a FREE Second Life”.
Already know what this is about? Scroll down to see what you can do to join the PEACEFUL protest.
Je me ballade dans Plush depuis longtemps, mais j’avais toujours un peu négligé la partie Est. Le gala d’ouverture des associations à but non lucratif, auquel je me suis rendu quoique maîtrisant assez mal l’anglais, a été l’occasion, en plus de côtoyer du beau linge, de découvrir cet endroit intéressant.
Vu le sérieux avec lequel les choses se font sur SL et les intérêts qui s’y retrouvent, on peut difficilement parler de monde virtuel et encore moins de jeu. Ce n’est d’ailleurs pas la vision de son concepteur. Architecture virtuelle, oui, mais c’est tout.
Je continue mon petit voyage en bon béotien. Mais il n’est pas du tout étonnant que nombre d’inscrits sur SL n’y fassent qu’un bref passage. En dehors de la difficulté relativement importante que présente la maîtrise des différentes techniques pour “vivre” à peu près normalement, il est certain que beaucoup n’y trouvent pas leur compte et que bon nombre d’autres univers numériques, beaucoup plus ludiques et moins contraignant (je parle des contraintes ordinaires) leurs semblent plus accueillants. Pour se changer les idées, à moins de ne faire que du tourisme, on a assez vite fait le tour de la question. SL c’est Dallas…
Au niveau de la com, rien à dire, c’était absolument parfait.
On aura reconnu la célèbre et néamoins richissime Anshe Shung, partie prenante dans cette manifestation ainsi que dans la création de Plush Nonprofit. SL aussi a son Bill Gates.
Je ne peux hélas montrer une vue de l’assistance… nombreuse, j’ai négligé de prendre une photo sans les noms d’avatars… Tout cela se trouve sur Plush Nonprofit.