SL - Le voyage improbable

mai 4, 2008

Martin Dodge - Rob Kitchin - Cyberspace

Classé dans : Des Cartes — N°6 @ 3:25
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Ce n’est pas parce que Martin Dodge a cessé de mettre à jour son site sur les cyber-espaces qu’il faut s’en désintéresser, bien au contraire. Si ses centres d’intérêts ont porté ailleurs ce géographe, son travail n’en reste pas moins une importante contribution à la visualisation des espaces virtuels en réseau. Tout ceci reste d’ailleurs d’actualité. J’ignore si quelqu’un a pris la relève, je serai très heureux qu’on me laisse un lien éventuellement.

Devenir un cyber-explorateur nécessite pas mal de connaissances dans des domaines très variés. A mon sens, seule une démarche professionnelle peut aboutir à un résultat pertinent et à une vision suffisamment globale. On est loin de l’exploration d’un monde unique tel que Second Life (ou Active World, pour lequel j’ai toujours un petit faible, même si on n’y voit presque plus un rat).

Pour ceux qui ne connaissent pas encore, un petit aller sur l’Atlas des Cyberespaces (version française) et vers tous les liens qu’il propose ne sera sans doute pas du temps perdu. En ce qui me concerne, le premier cyberespace restant notre cerveau, il faut tout de même le nourrir, histoire de bien percevoir l’interfaçage entre la carte et le territoire.

mai 2, 2008

Albert Hofmann - le trip le plus long

Classé dans : Uncategorized — N°6 @ 8:21

Albert Hofmann, un des plus vieux camés du monde, vient de calancher à 102 ans. On est tous bien tristes pour lui. Le ciel sait jusqu’à quel âge il aurait vécu s’il ne s’était pas drogué. Que ça nous serve de leçon. C’est vraiment une expérience à méditer !

Une petite minute de silence s’impose et un peu de musique aussi, en hommage… au scientifique.

avril 28, 2008

Do Mi Si La Do Ré

Classé dans : Des Cartes, Humour — N°6 @ 5:29
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Mon avatar est retourné fouiner du côté du nouveau continent, nom générique “Gaeta”, dont j’ai parlé il y a quelques jours et auquel j’avais attribué le numéro 7. Et bien voilà, on a commencé à donner des noms toujours aussi improbables mais forcément poétiques à ces nouveaux sims et la ruée ver l’Est y a aussitôt commencé. Si on n’y croise pas beaucoup de chariots le Plan d’Occupation des Sols, en revanche, semble particulièrement soigné. C’est beaucoup mieux que dans la RL, (les mauvais esprits diront pire !) Elles ont l’air tellement mignonnes toutes ces charmantes parcelles de 512 m2 alignées comme à la parade. SL, c’est définitivement le rêve des promoteurs.

Jamais je ne m’étais figuré que pourraient venir s’installer sur SL des frustrés de la réplication pavillonnaire ou des camps de vacance tirés au cordeau et néanmoins espaçophages. Une invitation, suivant l’initiative d’investisseurs imaginatifs, à offrir à chacun son petit Do-Mi-Si-La-Do-Ré ? Tiens, pour un peu, ça nous ferait penser aux Bidochon à mon avatar et à moi. Pour ceux qui n’auraient pas lu, n’hésitez pas ! Il se pourrait bien que cette incontournable BD en révèle beaucoup plus sur les arcanes de Second Life que bien des études présumées sérieuses.

avril 24, 2008

Ecologia Island

Classé dans : Société Civile — N°6 @ 5:33

Demain, on marque la mémoire de Tchernobyl ( et sa toujours actualité, il va sans dire) sur Ecologia Island.

avril 23, 2008

Spaghetti - Cogito ergo Sum

Classé dans : Des Cartes — N°6 @ 9:06

J’ignore si la chose est normale ou si ma carte graphique ou mon réseau sont un peu limités, mais prendre en copie d’écran une vue générale de Second Life ressemble assez à une séance de pose comme on peut en réaliser en astronomie. Si les téléports apparaissent facilement, il n’en va pas de même des avatars, ces petits points verts qui rappellent les martiens et encore moins des sims.

Au bout de quelques minutes de pose, ces dernières apparaissent, livrant parfois de nouvelles surprises, des lieux que l’on n’avait pas discernés jusque là.

C’est le cas de Spaghetti, dans la zone Nord Est, où l’on peut enfin se poser et de Cogito ergo sum, un peu plus au Sud, où mon avatar n’a pu encore mettre le pied.

On peut se demander jusqu’à quand SL va ainsi se développer et s’étendre, tant la création de nouveaux simulateurs donne l’impression de déshabiller Paul pour habiller Pierre. Il faut voir dans quel état se trouvent certains endroits, comme Plush. Mais bon, ça n’interdit pas de rechercher la bonne surprise, la création originale qui vous aurait passé sous le nez jusqu’à présent. Pour ceux qui ont une âme d’explorateur en chambre, SL est vraiment un terrain de chasse idéal.

avril 20, 2008

Mars station

Classé dans : Arts et coups de coeur, Chers disparus — N°6 @ 6:22
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La disparition récente et brutale de Wexler university m’a rappelé à une déjà vieille habitude qui consiste à aller vérifier, de temps en temps, comment se portent nos navires préférés. Je veux parler des sims sur lesquels quelqu’un a fabriqué un petit rêve personnel qui vous parle et qu’on a toujours plaisir à retrouver.

Sauf que “toujours”, sur SL, c’est parfois très très court et qu’on se demande, en se frottant les yeux devant un sim plat comme la main, si on n’a pas rêvé. Et dès lors il ne reste plus que les copies d’écran pour témoigner d’une oeuvre, d’un talent ou d’une sensibilité particulière.

J’avais rencontré par hasard la créatrice de la gare, sur Mars, une personne sympathique que je pensais revoir plus longuement par la suite. Hélas, aujourd’hui je ne me souviens pas de son nom et la gare a disparu. Voilà ce que c’est d’attendre en se basant sur les critères temporels de la RL.

Le Slum Manor n’est désormais plus adossé qu’au vide.

On pourra demander pourquoi cet attachement à ces réalisations virtuelles ? Quand je les regarde, c’est un peu comme si je feuilletais une bd. Les constructions de SL me semblent à mi chemin entre une page de bd dans laquelle on pourrait entrer et ces pliages que l’on trouvait dans les livres pour enfants autrefois. Et je pense que toutes ces images ont la vie dure et qu’on ne s’en débarrasse pas comme ça. C’est à mon sens ce sur quoi est basé en grande partie l’attraction exercée par Second Life, quelque soit la qualité et la quantité d’affect que l’on y met. Et, question importance, il n’y a pas que la Joconde dans la vie. On peut s’attacher à un calendrier des postes tout aussi bien qu’à un chef-d’oeuvre sanctifié.

Le problème ici c’est que quand l’oeuvre a disparu, c’est fini ! Pas vraiment moyen de faire une collection. J’imagine bien la tête que je ferais si les premiers numéros de Métal, que je feuillette avec délices de temps en temps, venaient à perdre leurs pages sans prévenir. SL est décidément un support impitoyable. Faudra-t-il créer un musée du virtuel ? Je pense que l’idée en ravira d’autres que moi, au premier comme au second degré, voire plus si affinités.

avril 18, 2008

Pré-historique

Classé dans : Uncategorized — N°6 @ 4:36
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L’activité sur SL a comme une tendance à ressembler à une caricature de la RL et il n’est pas toujours facile de l’aborder de façon positive, surtout lorsque l’on sent à quel point les questions financières, toujours sous-jacentes, peuvent devenir le principal sujet de préoccupation de nombre de locataires de simulateurs.

Second Life est une activité qui coûte cher, essentiellement du fait du nombre restreint d’objets que l’on peut créer au mètre carré. J’ai personnellement testé la configuration à 1024 m2. Hormis des expos de photos ou de peintures, ça ne laisse aucune marge pour une activité autre que celle des services. Et encore, en employant des mega et des sculp prims pour les murs et le mobilier. Aussi est-il tentant de se lancer dans la location d’un sim avec toutes les complications de sous-location que cela sous-entends si l’on ne veut pas assécher son vrai compte en banque. Mais la concurrence est rude et le nombre de résidants bien insuffisant pour permettre de gagner beaucoup d’argent. Quelques uns y sont parvenus, une minorité. C’est ça le système capitaliste, inutile de tenter de l’enrober de considérations culturelles ou ludiques. Il y a ceux qui gagnent et ceux qui perdent jusqu’à leur chemise. Et puis toute la foule des autres qui parviennent vaille que vaille, avec le minimum d’investissement possible, à exercer une activité intéressante. Ce ne sont pas forcément les moins réalistes ni les moins imaginatifs, heureusement. Sinon il n’y aurait plus personne depuis longtemps.

Il n’en reste pas moins vrai que SL peut s’avérer parfois frustrant. Aussi, est-il bon d’aller se promener ailleurs, surtout si le soleil et la chaleur sont au rendez-vous. Par ici, ils n’y sont pas du tout. Une vague de froid semble s’être installée sur l’Europe et ne pas vouloir en décrocher.

C’est donc vers un autre univers que je me suis tourné, celui de mes souvenirs de jeux vidéo d’aventure, ceux des années 80 et 90.

Au passage, j’ai appris que l’inventeur de l’avatar se nommait Ken Williams. Fondateur de Sierra on-line avec Roberta Williams, on lui doit donc d’une certaine façon le fait d’exister en 3D sur SL dans le droit fil de King’s Quest.

Pour ma part, en ayant beaucoup fouillé dans ma mémoire (pas celle de mon ordi de l’époque, passé depuis longtemps à la poubelle, hélas), j’ai retrouvé le nom du premier jeu que j’ai acheté (que nous avons acheté pour être tout à fait exact, ma compagne de l’époque étant à peu près aussi fondue de jeux vidéo que moi-même). Il s’agit de Brataccas de Psygnosis. Un truc absolument d’enfer pour des néophytes et qui tournait sur Atari ST.

Quel rapport avec SL ? Soyons de mauvaise foi. Il y avait des téléports (en forme de bonbonnière), ça beuguait un maximum et c’était interactif (un peu). La comparaison s’arrête là. Je ne suis jamais parvenu à trouver la fin, il n’y en avait peut être pas. Mais y a-t-il davantage une fin dans Second Life ? Et surtout, y a-t-il une troisième vie après Second Life ? Je suis certain que l’idée de perdre tout ce qu’ils ont amassé dans leur inventaire doit donner des cauchemars à d’aucuns.

Voilà ce qui tient sans doute et ce qui rend nos braves résidants si addictifs, l’attachement ! Et on ne dira jamais assez la puissance de l’image dans ce cas précis mais également de façon plus large. Second Life est redoutable car il cumule à la fois la fantasmagorie, la possession et le sentiment d’infinitude. Tout ce que ne pouvaient et ne peuvent toujours pas proposer les jeux d’aventures; Heureusement d’ailleurs, sinon on y serait toujours ! Et vingt ans dans Brataccas… je ne vous dis pas l’état du cerveau !

C’est du gif !

avril 14, 2008

Gaeta - le septième continent

Classé dans : Des Cartes — N°6 @ 6:38
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Cela faisait un moment que je lorgnais sur ce bout de continent tout neuf, au Nord Est. Mais jusqu’alors, impossible d’y poser l’orteil d’un avatar. J’avoue que j’adore les inaugurations sauvages. Et bien c’est fait. A défaut de poser le pied sur la lune qui, sur Second Life, n’existe pas plus que le sous-sol (quel dommage), il a été possible d’assister à un regroupement sur Gaeta-5. Ne pas exiger un reportage complet. Hélas, ma maîtrise de l’anglais parlé est assez rudimentaire et l’essentiel s’est passé en voice chat. Il a été abordé pas mal de questions durant cette manifestation, touchant à différents secteurs de SL ; voilà !

Pour l’instant tout le terrain est au nom du gouverneur. En ce qui me concerne, cette nouvelle création ne fait qu’ajouter à des interrogations sur la politique immobilière. Et j’avoue n’avoir pas de réponse.

Vu sur le blog de Gromike, son excellente information “le virtuel sans les mains“. Sera-t-il un jour prochain possible de body-builder en s’occupant de ses petites affaires sur SL ? Ca ne peut pas nuire à la digestion, sauf pour ceux qui préfèrent surfer du fond de leur lit !

mars 26, 2008

Frao Ra - mulib

Classé dans : Architectures, Arts — N°6 @ 8:23
Il reste moins d’une semaine pour aller s’emplir les yeux de la dernière folie de Frao Ra, sur mulib. Ce qu’il y a de bien avec Frao, c’est qu’il a toujours une surprise d’avance. J’imagine que, n’était le prix du terrain, il serait bien capable de remplir Second Life à lui tout seul.
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Prenez un bon jet-pack et ne loupez pas le tournant à six cent mètres. Je me suis retrouvé à deux kilomètres d’altitude, déjà déçu d’être arrivé trop tard. Heureusement, Frao n’avait encore rien démonté. J’ai même eu la chance de le rencontrer en pleine action et d’échanger quelques mots avec lui.
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Second Life est un rêve et les rêves passent vite, même ceux qui semblent les plus vivaces. Je viens de recevoir un message m’annonçant la disparition de Libertalia et Lukas Mensing me parlait il y a deux jours des problèmes de Svarga. Il y a donc urgence à profiter sans retenue de toutes les réalisations qui tiennent la route et auxquelles on s’attache si facilement, au point qu’elles deviennent familières.

Les constructions de Frao c’est vraiment un bonheur. L’art est éphémère, la générosité je ne sais pas. Concernant l’appel à soutenir le Tibet, inscrite en gigantesques lettres rouges au-dessus de la plate-forme d’arrivée je souscris. Sinon que ça dure depuis cinquante ans et qu’il serait peut être temps, de fait, de se bouger un peu le train.

 

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En attendant la prochaine fournée, quelques snaps de statues presque appétissantes.

 

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mars 25, 2008

Crossworlds gallery - Fabilène Cortes - nerd Bert - Lynto

Classé dans : Arts, Techniques — N°6 @ 9:32
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Cela fait un petit moment que j’avais l’intention de signaler cette galerie, Crossworlds gallery, une magnifique boule à neige flottant au-dessus de Lynto. Fabilène Cortès, la commissaire de l’exposition, m’avait bien proposé de faire l’interview des artistes. Mais le temps manquant comme d’habitude (et puis ce blog n’est pas un magazine), j’ai été très heureux de pouvoir m’entretenir quelques instants avec l’un des exposants qui propose tout le sixième niveau, je veux parler de Schmonson Dalglish, Denis Paul Batt dans le civil, dont j’avais pu voir quelques oeuvres à la Galerie Zeusdinne.
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Comme on peut le voir, les artistes sont en nombre et les styles variés que tout un chacun peut confronter à sa propre sensibilité (comme lesx couleurs superbes de Catharina Ivanova),
C’est à l’instigation de Zeusdinne, elle-même peintre et marquetiste que j’ai pris contact avec un domaine que je connais peu, l’art lapidaire ou marqueterie florentine. J’avais bien quelques souvenirs anciens du Prado, mais sans plus.
En plus d’une rétrospective de son propre travail s’étendant sur une trentaine d’années, Schmonson présente donc toute une série de tableaux en marqueterie de pierre, représentatifs de l’école américaine du genre. C’est en général assez somptueux, parfois naïf (ce qui n’est pas péjoratif). Pour les amoureux de la matière, c’est un enchantement.
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Pour ceux que le sujet intéresserait, ce site spécialisé qui regroupe un grand nombre de liens sur la marqueterie autant anglophones que francophones. Quelques textes aussi se retrouvent dans ma page renseignements, sur la droite.
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Enfin, oui, bon nombre de ces maîtres de la pierre ont aujourd’hui disparu comme le souligne le texte de présentation. Laissons donc un peu de nostalgie se mêler au plaisir de la découverte, nostalgie soulignée par Schomson lui-même, dont la série de photos depuis ses débuts jusqu’à aujourd’hui, ainsi que les textes qui les accompagnent, mettent en perspective un parcours passionné et, partant, forcément intemporel.
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